De l'avis de Louis Yinda, président du Groupement des professionnels du sucre, ce règlement intérieur est le dernier maillon du dispositif règlementaire mis en place par les ministres de l'Union des Etats de l'Afrique centrale qui fixe, à l'alinéa 2 de l'article 7 " les modalités de fonctionnement de la commission de coopération et de suivi des politiques sucrières. "
Dans son allocution prononcée à l'ouverture des travaux lundi dernier, Louis Yinda a révélé que c'est les 11 et 12 avril 2005 qu'une commission ad hoc a recensé les difficultés auxquelles se trouvait confrontée la filière sucrière en zone Cémac : les entraves à la libre circulation des produits intra communautaires, caractérisées par les barrières tarifaires et non tarifaires, la lourdeur administrative, la contrefaçon de l'origine des produits et les mesures de contingentement, d'une part, et d'autre part à travers la disparité de la protection tarifaire dans les six états, le phénomène de la fraude, de la contrebande et la contre façon, ainsi que la question de compétitivité, les imperfections sur le marché mondial, et le manque de politique de gestion des excédents et des déficits sucriers.
Désormais, avec l'adoption du règlement intérieur de l'organisation commune du marché du sucre, qui rentre dans le cadre des mesures de protection du marché de la sous région, les choses ne seront plus comme avant. Les membres du comité de coordination et de suivi des politiques sucrières pourront, aisément, définir leur plan d'approvisionnement communautaire, " sur la base d'un bilan prévisionnel de la communauté, consolidé à partir des bilans nationaux qui prennent en compte par pays, les prévisions de production de sucre, de commercialisation sur les marchés domestiques ou communautaires, d'exportation vers les marchés des pays tiers, d'importations officielles de sucres communautaires, d'importations en fraude et des mouvements de stocks ", a indiqué Louis Yinda.
Assuré de la réussite de cette entreprise, le Secrétaire exécutif de la Cémac, Jean Nkuete s'est dit convaincu de ce que le marché commun du sucre va " faire parvenir notre sous région à l'autosuffisance en sucre, contribuer à la lutte contre la fraude, la contrebande et la contrefaçon qui affectent le marché, garantir un cadre stable pour le déroulement des opérations des professionnels du secteur, et coordonner les initiatives prises au niveau national et communautaire en vue d'assurer la libre circulation des productions communautaires ", etc.