D’après l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton, il est impératif que le Brésil mette fin à la déforestation s’il veut pouvoir exporter à échelle mondiale l’éthanol qu’il produit à partir de canne à sucre, et avoir une politique crédible en matière de développement durable.
Le Brésil devrait chercher des manières de mettre fin et de contrôler la déforestation s’il veut cibler un marché mondial plus large pour son éthanol produit à partir de canne à sucre, d’après ce qu’a déclaré l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton lundi.
Bill Clinton a déclaré que le monde était bien conscient des avantages et des bénéfices environnementaux de l’éthanol, ce dernier permettant de réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre lorsqu’il est utilisé et produit quand on le compare à l’essence.
Cependant, selon Bill Clinton, si le Brésil commence à exporter de grandes quantités d’éthanol, il doit se préparer à empêcher les éleveurs et les agriculteurs à empiéter toujours davantage sur les forêts, et notamment la forêt amazonienne.
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75% des émissions de dioxyde de carbone du Brésil proviennent de la déforestation et de l’agriculture. ![]() |
La déforestation illégale est en effet un problème très important au Brésil, et le gouvernement du Président Lula a mis en œuvre une série de mesures pour lutter contre cette destruction de la forêt, dont certaines restent largement inefficaces ou ne sont pas appliquées.
« Ce qui inquiète les gens à propos du Brésil ce n’est pas de savoir s’il a le biocarburant le plus efficient du monde… car tout le monde sait que c’est vrai » a déclaré Bill Clinton lors d’un discours prononcé devant des hommes d’affaire, dont la majorité travaille dans le secteur de l’éthanol, lors d’un Sommet sur l’Ethanol de trois jours.
« Mais le monde pourrait se dire que si nous laissons le Brésil nous aider à résoudre nos problèmes au moyen d’une destruction toujours plus importante de la forêt tropicale, alors y gagnons-nous vraiment au change ? C’est la question à laquelle il faudra que vous répondriez » a indiqué l’ancien président américain.
Bill Clinton a ajouté que le Brésil était très efficient en matière de production et de distribution de l’énergie, avec une grande partie de sa production d’énergie qui provient de sources renouvelables. Mais il a précisé que 75% des émissions de dioxyde de carbone du pays provenaient de la déforestation et de l’agriculture.
Les arbres et autres végétaux absorbent en effet le dioxyde de carbone tout au long de leur croissance et ils le rejettent dans l’atmosphère lorsqu’ils sont brûlés, coupés ou qu’ils pourrissent.
Bill Clinton a ajouté que les hommes d’affaire devraient soutenir le gouvernement du Brésil en se conformant ou en mettant en place des mesures pour protéger les forêts de la déforestation, en ajoutant que le modèle mondial actuel de développement économique n’était pas durable.
L’ancien président des Etats-Unis a précisé que les pays donneraient des incitations plutôt que des barrières « à l’importation du biocarburant si le Brésil réussit à prouver » qu’il est capable d’aider les autres en ce qui concerne leurs problèmes d’émissions sans aggraver ses propres problèmes en la matière ».