Banfora, une firme américaine ambitionne de s’investir dans le domaine, et les responsables de ladite société sont arrivés dans la cité du Paysan noir le mercredi 24 janvier 2007 dans la soirée en compagnie d’un membre de la SONABHY qui a représenté l’Etat burkinabè dans cette démarche.
Avec les autorités locales, la délégation de la firme ainsi que la représentation de l’Etat se sont rendues sur le site près des usines d’égrenage de la SOFITEX où dans les mois qui suivent, précisément en mars 2007 selon monsieur le maire Soulama, débuteront les travaux proprement dits de l’installation de l’usine. Cette unité de production de biocarburant créera environ une centaine d’emplois au profit des jeunes de la ville de Banfora, et utilisera comme matière première certaines espèces végétales comme le tournesol, le pourghère ou bien les graines de coton.
Mais selon certains spécialistes de l’environnement, le pourghère et les graines de coton seront le plus utilisés pour le cas du Burkina car ce sont là des plantes dont le pays regorge le plus. Les pourghères sont plus connus sous l’appellation mossi le "Waban Bangma" c’est-à-dire mange-moi et tu me connaîtras". Cette énergie de type nouveau, selon les dires des spécialistes de l’environnement, présente plusieurs avantages dans la mesure où elle sera fabriquée sans la chimie.
C’est du naturel et ce carburant s’il venait à voir le jour sera moins polluant que les hydrocarbures. En plus de cela, il (ce carburant) sera produit à base d’une matière première qui ne sera pas importée car les pourghères sont des plantes qui se rencontrent assez fréquemment au Burkina Faso et la firme qui se propose d’en extraire les huiles pour la fabrication du carburant compte procéder à une plantation de grande envergure de l’espèce.
De ce fait, son coût ne sera pas hors de la portée du citoyen moyen. Dans la cité du Paysan noir, certaines unités se sont lancées dans la production d’huile à base de graine de coton il y a quelques années de cela. Un partenariat serait envisagé entre celles-ci et la firme qui se propose de produire ce nouveau type de carburant. Ces unités devront donc assurer le ravitaillement de la firme en quantité d’huile nécessaire pour la production du carburant.
C’est pourquoi le site qui a été identifié pour accueillir l’usine est, selon les autorités communales, situé en face des deux usines d’égrenage de la SOFITEX. Toute chose qui réduirait considérablement le coût du transport de la matière première. Le démarrage du montage de l’usine, toujours selon ces mêmes autorités, est prévu en principe pour mars prochain et les premières gouttes sont attendues pour le début de l’année 2008.