Cambodge : Des concessions économiques critiquées dans la canne à sucre Actualidade News Actualidad
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mercredi 12 mai 2010

Cambodian Human Rights Action Committe (Chrac), NGO Forum et Housing Right Task Force ont exprimé leur inquiétude lors d’une réunion, mercredi 12 mai, au sujet de violation de la loi foncière par le gouvernement lors de l’attribution de terrains pour le développement. Des victimes d’évictions étaient venues témoigner.

Koh Kong Sugar Industry, Angkor Sugar et Phnom Penh Sugar, trois entreprises dirigées par le sénateur (PPC) Ly Yong Phat, ont été prises comme exemple par des ONG, pour démontrer que le gouvernement ne respecterait pas la loi foncière, lors de l’attribution de concessions économiques.


« Le gouvernement accorde des concessions à diverses entreprises, portant chacune un nom différent, mais qui appartiennent en réalité à un seul homme d’affaires. Au final, ces concessions totalisent plus de 10 000 hectares, soit plus de la limite prévue par l’article 59 de la loi foncière », explique Ny Chakrya, chef du département foncier chez Adhoc, une association membre du Chrac. « D’ailleurs, il n’y a pas d’études effectuées en amont sur l’impact environnemental, ni de discussions engagées avec les habitants affectés », ajoute-t-il.


Dans une déclaration commune, ce groupement d’ONG rappelle qu’en 2006, Koh Kong Sugar Industry a obtenu une concession de 9 700 hectares dans le district de Sre Ambil, à Koh Kong, affectant 400 familles. Un an plus tard, Angkor Sugar se voyait accorder plus de 9 800 hectares pour y planter de la canne à sucre. En février 2010, Phnom Penh Sugar recevait 8 300 hectares à Kampong Speu. Or toutes ces entreprises appartiennent au sénateur Ly Yong Phat. Et ce serait loin d’être un cas isolé, d’après les ONG.


« C’est un fait que nous rencontrons des difficultés pour rassembler des preuves pour ce type de dossier, mais en l’espèce, nous en avons suffisamment. Même au niveau provincial, on le reconnaît », ajoute Ny Chakrya.
Pour les ONG, ces concessions violent les droits de l’homme et ne garantissent pas un développement durable. Elles appellent le gouvernement à suspendre ce type de concession et à supprimer celles qui sont illégales. De plus, elles réclament que les attributions de nouvelles concessions économiques soient annoncées publiquement.

« Notre société va lancer un programme de don d’organes pour les personnes atteintes de maladies graves ou ceux qui doivent subir une intervention en urgence au Cambodge », a déclaré Khuong Hankuong, le directeur de la société de pompes funèbres NV Multi Co Ltd à l’occasion du 147e anniversaire de la Croix-Rouge, samedi 8 mai.

La particularité de ce projet est que les personnes donatrices se verront offrir une concession pour leur enterrement.

NV Multi Co Ltd, une entreprise sino-malaisienne qui s’est lancée dans les services de pompes funèbres il y a deux ans, a mis à disposition un terrain de treize hectares à 28 kilomètres de la capitale qui servira de cimetière. L’espace portera le nom de « Jardin du souvenir Kavanna Phnom Penh ».

« C’est une proposition intéressante car il sera bientôt difficile de trouver des terrains destinés aux enterrements », déclare Sothormea, une fonctionnaire d’une trentaine d’années. Mais pour elle, il est compliqué de sensibiliser les Cambodgiens sur le don d’organes, car ils croient beaucoup en la réincarnation. « Ils ont peur de ne plus rien avoir dans leur corps pour leur prochaine vie », conclut-elle.