Cette année sera cruciale pour différents secteurs. Le BOI et Enterprise Mauritius mettent les bouchées doubles pour promouvoir le pays sur la scène internationale.
Agenda plutôt chargé pour le Board of Investment (BOI) et Enterprise Mauritius (EM) en cette année de reprise économique. D'importants développements sont attendus dans plusieurs secteurs dont celui de l'immobilier, des hôteliers, de l'Integrated Resorts Scheme et du seafood. Les deux organismes publics s'attellent donc à finaliser les grands rendez-vous pour la promotion et l'aide aux différents secteurs en fonction de leur stratégie de développement.
Le secteur sucre attend, pour sa part, les déboursements de l'aide européenne dans le contexte des mesures d'accompagnement et la signature des Accords de partenariat économique (APE) avec la Commission européenne (CE).
Le BOI participera au Marché international des professionnels de l'immobilier, qui se tiendra du 13 au 16 mars à Cannes, en France. Une vingtaine de représentants du privé, notamment des secteurs de l'immobilier, du développement touristique et des loisirs, de l'hôtellerie, des firmes de consultants et d'experts-comptables et des banques y sont attendus. Le groupe Currimjee, Médine, Ciel Properties, Legis & Partners et De Chazal Du Mée entre autres, feront partie de la délégation.
Ils auront l'occasion d'y faire la promotion de leurs projets et de découvrir les enjeux des secteurs en rapide expansion dans le monde. D'autant plus qu'il s'agit également de secteurs en plein développement à Maurice avec d'énormes investissements prévus et d'intéressantes perspectives au niveau de la création d'emplois.
Déplacement ensuite, en mars, d'une délégation du BOI vers des pays d'Asie et du Moyen-Orient pour la promotion de la Land Based Oceanic Industry. Cela afin de se familiariser avec ce qui y a été fait pour le développement de ce secteur et puiser de l'expérience de ces pays.
En mai, le BOI mettra le cap vers Hongkong pour le Luxury Property Asia, un Salon sur l'immobilier de luxe. S'ensuivra le salon de l'aquaculture à Athènes, en juin. Cette participation est motivée par les potentiels de développement de l'aquaculture et du seafood hub.
Année cruciale pour le sucre
D'autres déplacements sont prévus dans le cadre d'un Salon et d'une conférence sur la technologie de l'information et de la communication et le Business Process Outsourcing (BPO) en Inde et à Londres, en février et mai respectivement. Sans compter la participation à un autre Salon sur le BPO au Kenya en août. La promotion des autres secteurs, notamment financier, loisirs, l'ingénierie légère, et le biomédical, est aussi envisagée.
"Nous travaillons également sur l'organisation d'un évènement à la fin de l'année pour attirer des investissements dans le secteur de l'immobilier, de l'IRS, et des loisirs. Il reste à être défini. Nous voulons que non seulement des promoteurs mais aussi des financiers, et des consultants soient associés à cet événement", explique Heerun Ghurburrun, directeur de l'Investment Facilitation au BOI.
EM, de son côté, organisera, en juin, la deuxième édition de la Buyers-Sellers Meeting. L'objectif étant la promotion de produits et services. Elle compte ainsi attirer 300 participants, soit des acheteurs et des producteurs opérant dans différents secteurs, à cette rencontre. EM cible principalement les acheteurs des pays d'Asie et d'Afrique.
Sur le plan sucre, l'année s'annonce cruciale pour Arvin Boolell, ministre de l'Agro-industrie, à plus d'un titre. C'est durant sa présidence que la conférence de l'International Sugar Organisation (ISO) aura lieu à Maurice, du 29 au 31 mai.
L'ISO est une organisation capitale du secteur sucrier mondial. C'est le forum d'échanges intergouvernementaux dont l'objectif vise à l'amélioration des conditions du marché du sucre mondial.
Autre rendez-vous cette année : la réunion du consortium international pour l'utilisation de la biomasse de la canne à sucre. Ce consortium a vu le jour en novembre 2006 au Brésil. La réunion aura lieu en juillet en Afrique du Sud, soit en même temps que le congrès de l'International Society of Sugar Cane Technologists sur les produits dérivés.
Le consortium a pour objectif l'utilisation de la biomasse à des fins autres que le sucre, notamment à travers la valorisation des produits dérivés dont la bioénergie : éthanol, électricité, mais aussi des produits dérivés de l'éthanol ou du sucre.
D'ailleurs, d'ici décembre, même si cela reste incertain, il est question de la signature des APE entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la CE au sujet des APE. Ces accords portent sur le développement, la pêche, l'agriculture, l'accès aux marchés, les questions liées au commerce et le commerce de services. Mais des questions subsistent toujours quant aux mesures d'accompagnement pour les entreprises qui ne parviennent par à s'ajuster dans le cadre de ce nouvel environnement commercial.
Aide de 25 m d'euros
Pour la pêche, une réunion technique est prévue d'ici la fin de janvier à Bruxelles. La règle d'origine est une des plus épineuses questions à résoudre. Pour les pays de la zone Afrique orientale et australe, une réunion ministérielle est prévue à Bruxelles en février.
Maurice espère par ailleurs bénéficier d'une aide de 25 millions d'euros annuellement entre 2007 et 2013 dans le cadre des mesures d'accompagnement pour le sucre. Aide tributaire de la performance macro-économique du pays et des progrès réalisés en matière de gestion des fonds publics, en particulier le Public Procurement Bill qui devra être voté.
Une autre condition imposée concerne la définition d'une politique énergétique cohérente qui devrait spécifier le calendrier pour la construction de nouvelles centrales électriques utilisant la bagasse, le contrat d'achat avec les fournisseurs indépendants et le développement de l'éthanol.
Maurice aura aussi à préparer les projets qui bénéficieront d'une partie des 465 millions d'euros au niveau du programme indicatif régional.