L’Holocauste du peuple Guarani-Kaiowá dans le Mato Grosso do Sul - Brésil
Enfermés sur 30 mille hectares de terre, près de 40 mille Guarani-Kaiowá – La plus grande population d’indigènes du Brésil – affrontent des taux d’homicides croissant et l’exploitation dans des usines de canne à sucre qui rencontrent dans cette population une main d’oeuvre idéale pour leur méga projets et dans leurs terre une perspective de bénéfices encore plus grande.
Une tragédie programme
Il y a pour le moins vingt ans que la tragédie du peuple Guarani- Kaiowá no Estado do Mato Grosso do Sul est annoncée. Les expectatives d’une grande population en expansion démographique explosive vivant dans de petites portions de terres donnaient le chemin d’un génocide silencieux en cours.
Confiné et soumis par un système esclavagiste qui réprime violemment n’importe quel type d’organisation, le peuple Guarani-Kaiowá se voit condamné à une série de meurtres par assassinats, suicides et faim.
Ces dernières années, le conseil indigéniste missionnaire - Conselho Indigenista Missionário-(Cimi) divulgue une croissance alarmante du nombre d’assassinats. En 2003 13 homicides ont été enregistrés. En 2004, 19 amérindiens ont été tués. En 2005, 28 registrement d’homicides d’amérindiens. En 2006, 20 amérindiens assassinés. Et en 2004, pas moins de 37 meutres.
Des Milices financés par les fermiers sont également responsables pour l’exécution d’amérindiens, comme cela a été le cas en 2005, quand un vigile de l’entreprise Gaspem a tué le Guarani- Kaiowá, Dorvalino Rocha. Selon les informations recueillis par le Cimi, de 2004 a 2007, 12 cas d’exécutions sommaires ont eu lieu.
Peu de terre
Selon le cadastrage du Ministère public Fédéral brésilien, l’ensemble de toutes les terres occupées par les Guarani- Kaiowá representent environ 30,4 mille hectares pour plus de 47 mille individus – La plus grande population indigène du Brésil.
Par faute de terre et d’une politique agricole pour la production d’aliments, la faim frappe surtout les enfants de moins de 5 ans. . Une preuve de la fragilité alimentaire de ces communautés a eu lieu en janvier et février 2007 quand, après 2 mois de la suspension de réception de « cestas básicas » (viatique fournit par le gouvernement) sept enfants sont mort de sous nutrition.
Avec des perspectives sombres pour le futur, les jeunes entre 12 et 18 ans sont les principales victimes d’une épidémie macabre de suicides qui atteint ce peuple. La moyenne chez les Guarani- Kaiowá est de 100 morts pour 100 mille habitants, quand la moyenne nationale est de 4,5 morts pour 100 mille habitants, selon les chiffres du Ministère brésilien de la santé.
Selon la Funasa, l’espérance de vie chez les Guarani- Kaiowá est de 45 ans, alors que l’espérance de vie chez les brésilien est selon les données de l’IBGE (Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística – Equivalent de l’INSEE) est de 72 ans.
Politique Génocide
Des 37 assassinats de 2007, deux ont été des contrats pour des fermiers. Les 35 autres ont été provoqués par des motifs banals. Des ces meurtres, tous ont été sous l’emprise de l’alcool ou l’effet de drogues ? Les armes utilisées dans ces crimes ont toujours été des coupe-coupe.
La distribution de cachaça, drogues et de coupe-coupe est la principale politique du gouvernement et de l’Etat du mato Grosso do Sul pour en finir avec le problème Guarani-Kaiowá. Ils vont en finir avec le problème en finissant avec le peuple » aleste Anastácio Peralta, coordinateur du Mouvement des Professeur et associations de défense des droits des Guarani-Kaiowá.
La violence entre les Guarani- Kaiowá est la logique de la société qui les emprisonne. Sans conditions de vie équilibrée pour tous la survie est « chacun pour soi »
C’est un consensus entre les anthropologues et les historiens que la déstructuration du mode de vie traditionnel arrive avec le manque de terre. « Quand il n’y a pas d’espace pour la vie communautaire arrive la fragmentation de la communauté et de la famille », explique l’anthropologue Levi Marques, de l’ Université Fédérale du Grande Dourados (UFGD). Pour nous, il est impossible que 15 mille personnes vivent dans une communauté de 3,5 mille hectares rajoute la professeur Guarani-Kaiowá, Teodora de Souza, se référant au chao qui règne dans la tribu de Dourados, où se sont produit la moitié des assassinats cette année.
Usine de canne à sucre
Dans ce scénario, l’offre de travail dans les usines de canne à sucre trouve dans le désespoir de la situation des Guarani-Kaiowá une main d’oeuvre pour leurs mégaprojets. Pour 500 R$ (environ 200 Euros) par mois, des hommes adultes et des adolescents laissent leurs familles et, très souvent, l’école pour aller travailler entre 12 et 14 heures par jour dans la coupe de la canne.
Dans la majorité des cas, les usines n’offrent pas de bonnes conditions sociales. En 2007, 950 travailleurs indigènes ont été découverts en situation dégradante de servitude dans les usines de l’Etat du Mato Grosso do Sul. Le 13 décembre 2007, 800 travailleurs indigènes ont été trouvé sans eau dans une usine de la région de Brasilândia.
Une opération du groupe spécial de fiscalisation mobile, composé d’inspecteurs du travail, du Ministère Public du Travail brésilien (MPT) et de la police fédérale a conduit à la fermeture de l’usine de la Companhia Brasileira de Açúcar e Álcool/Agrisu sur une commune localisée à environ 400 kilomètres de la capitale de l’Etat, Campo Grande.
Pour l’anthropologue de l’ UFGD, le travail dans la coupe de la canne et sa dépendance est inversement proportionnel aux conditions et espaces dont une population doit disposer afin de travailler la terre. Antônio Brand, historien de l’université catholique Dom Bosco, pense que le projet de la canne à sucre, en plus de répondre à des intérêts économiques internationaux, est pensé par les élites comme une forme de contourner le conflit pour la terre, en enlevant de la main d’oeuvre adulte des tribus.
Mais ceci est pousser avec le ventre un problème historique, parce que tôt ou tard, cette alternative ne sera plus viable, conteste l’historien Brand, en attirant l’attention sur des scénarios encore plus chaotiques Que vont faire ces hommes avec la mécanisation de la canne ? » question terrible si cette main d’œuvre n’est pas absorbée par un autre type de travail.
Un autre facturer qui génère l’impossibilité d’une vie équilibrée est la dégradation de l’environnement ? Selon des données de l’institut Brésilien pour l’environnement (Ibama), la forêt primaire de cette région qui est similaire à celle de la forêt atlantique, n’est plus que de 2% de sa superficie originale. , Ce fut sur cet écosystème que le peuple Guarani- Kaiowá a développé un mode de vie traditionnel depuis son arrivée dans la région, autour du 1er ou 2eme siècle après JC Sans nos chasses, le fleuve et nos remèdes de la forêts, nous devenons faibles physiquement et spirituellement au point pour de nombreuses personne l’envie de lutter » ressent Amilton Lopes,chef traditionnel des Guarani-Kaiowá.
Justice ou désespoir
Récemment, les leaders indigènes, le Ministère Public Fédérale avec la fondation nationale de l’indien et le Ministère de la Justice ont signé un accord qui déclare l’intention de l’Etat d’accélérer les processus de reconnaissance des 32 terres indigènes du peuple Guarani-Kaiowá, avec la promesse de l’envoi de groupes d’études anthropologiques aussi vite que possible.
Cependant, en suivant toutes les procédures déterminées par la constitution brésilienne et en comptant avec la bonne volonté politique du gouvernement, avec la quelle les peuples indigènes historiquement n’ont pas pu compter, il n’y a pas dans le court terme une quelconque possibilité de solution durable pour ce drame. La reconnaissance de ces terre soulagerait le problème, mais nous avons à prendre en compte que ces processus doivent prendre au moins 5 ans, pondère Levi Marques.
Jusqu’à ce que le processus de reconnaissance avance et que le génocide Guarani- Kaiowá suive son cours, l’élite latifundiaire local et les investisseurs internationaux espère des bénéfices d’une manière optimiste’ avec la production de canne à sucre pour de l’éthanol. L’ IBGE affirme que pour 208, le rythme de croissance de la surface plantée de canne à sucre sera de 30 %¨passant de 199,7mille hectares en 2007 pour 260 mille hectares.
L’ IBGE montre même que ce ne sont pas seulement les Guarani qui perdent avec l’augmentation de la production de la canne pour produire un combustible, car la diminution de la production d’aliment a provoqué une hausse des prix des haricots, du manioc et du maïs.
Cela peut durer encore plus longtemps...
UN exemple de ce que l’on peut attendre est celle de la terre « Ñanderu Marangatu homologué par le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva le 23 de mars 2005, avec 9.316 hectares. Après 20 ans de luttes de la communauté, en Juillet 2005, le Président de l’époque du Tribunal Suprême de la fédération (TSF), Nelson Jobim décida une liminaire afin de suspendre les effets de cette homologation. . Les fermiers, par le biais d’une plainte, demandèrent au TSF de suspendre les effets de l’homologation jusqu’à ce qu’il fut conclu que un processus d’interruption de la démarcation qui continu à la justice fédérale de la ville de Ponta Porá.
Le 15 de décembre 2005, plus de 200 policiers fédéraux, avec des hélicoptères et des armes tirèrent sur près de 700 indigènes qui vivaient sur 500 hectares. Les indigenes montèrent des campements sur la route près du terrain et y restèrent 6 mois. Depuis l’expulsion, les Guarani ont demandé au TSF qu’il juge le bien fondé de la plainte et de maintenir le droit du peuple sur la terre homologué. Le dossier est dans les mains du Garde des sceaux Cezar Peluzzo.
Au milieu de ce conflit, les vigiles de l’entreprise Gaspem employés par des fermiers, ont tué 24 décembre de 2005, le leader Guarani Dorvalino Rocha. La communauté de Nhanderu Marangatu connaît de nombreuses agressions et menaces de la part des fermiers ? En conséquences de celles-ci, le 8 novembre, deux fusils calibre 7,62 mm – dont un avec les armes de l’armée brésilienne – ont été découverts par la police fédérale dans la ferme « Frontière ».
Les fusils sont des armes exclusives des forces armées brésiliennes. La Police fédérale brésilienne a également découvert deux pistolets et un fusil calibre 22 et un fusil calibre 12. Une personne, le gérent de la ferme « frontière » a été emprisonnée. La ferme appartient à l’ex maire de la ville Antônio João, Dácio Queiroz (PMDB).