Madagascar : 158 millions d'euros pour la relance de la filière "sucre" Actualidade News Actualidad
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Afriqueinfos - vendredi 3 juin 2011

ANTANANARIVO (Xinhua) - Jusqu’ici, sa contribution au Produit national brut (PIB) est de 0,6% mais avec sa relance elle participera à hauteur de 5,5% du PIB national.

La relance de la filière "sucre" nécessite un financement de 158 millions d’euros, a indiqué le directeur général du Centre malgache de la canne et du sucre (CMCS) Gaëtan Ramindo dans le site du centre, nouvellement créé récemment.

La grande partie de ce financement est supportée par l’Union européenne dont un engagement de 9 millions d’euros a été déjà accordé.

Cette relance de la filière sucre entre dans le grand Projet du ministère du Commerce étant donné que la culture de la canne tient une place prépondérante dans l’économie de Madagascar allant du développement du monde rural, de la lutte contre la pauvreté au développement de la bioénergie.

Jusqu’ici, sa contribution au Produit national brut (PIB) est de 0,6% mais avec sa relance elle participera à hauteur de 5,5% du PIB national.

L’année dernière, la production nationale de sucre était de 72.065 tonnes contre 14.316 tonnes en 2009, a rappelé Gaëtan Ramindo. 29.400 tonnes étaient dédiées à l’exportation vers les pays étrangers comme l’Italie, la France et l’Allemagne. Les 42.665 tonnes restantes sont vendues sur le marché local.

L’exportation en sucre a fait l’objet d’une suspension pour un certain moment car, selon les données du CMCS, la production nationale n’est pas suffisante pour la consommation locale qui est estimée à 166.000 tonnes par an alors que les sucres importées sont plus chères que la production locale. 123 000 tonnes de sucre ont été importées l’année dernière pour subvenir aux besoins de la population malgache.

Il est à rappeler que la grande île dispose de cinq unités de production dont celle d’Ambilobe, de Namakia (les deux régions sont dans la province de Diégo, au nord de la grande île) et de Morondava (à l’ouest dans la province de Tuléar). Ces trois sont encore fonctionnelles mais celles de Nosy Be (la petite île au nord de Madagascar) et de Brickaville (dans la province de Toamasina, à l’est) attendent des repreneurs potentiels pour cause de fermeture par chômage technique.