Problématique de la mécanisation en République Dominicaine
Actuellement, le secteur sucrier emploie directement et indirectement près de 500.000 personnes en République Dominicaine.
Le secteur connaît deux tendances : une mécanisation afin de rationaliser les coups et des investissement sur l’éthanol avec comme objectif de fournir le marché Européen et nord-américain.
En 2007, selon le Consejo Estatal del Azucar [1] (CEA) environ 250.000 personnes habiteraient dans les bateyes, baraques en espagnol, juxtaposant les usines sucrières. Le service jésuite aux réfugiés et aux migrants (SJRM)[2], estime que plus de 12 % des mineurs de moins de 5 ans souffriraient de mal nutrition chronique et 55 % des habitants des bateyes utilisent du bois de chauffage pour la cuisson des aliments. Enfin, 61 % des enfants ne fréquenteraient pas l’école et seulement 15 % des batayes auraient l’eau courante. 220 bateyes sont actuellement recensés.
L’Etat dominicaine possède 10 centrales sucrières dont deux proches de la frontière avec la République de Haïti
Selon le groupe Vicini, premier employeur privé du pays, 100 % de sa coupe sera mécanisée afin 2012.[3]
Enfin, plusieurs entreprises étrangères dont EDF Energie nouvelles – Alcogroup[4] souhaitent investir dans l’éthanol avec comme objectif de pouvoir exporter sans droit de douane vers l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique.
Face à une raréfaction du travail manuel, les 250.000 batayes auront, face à l’augmentation de la misère déjà très importante soit de migrer vers les villes soit de migrer vers l’étranger autrement dit la Guadeloupe et Martinique ou les Etats-Unis d’Amérique.
Un programme de développement de ces zones en insistant sur la diversification et avec des partenaires locaux connaissant le terrain permettrait de fixer la population et d’offrir un avenir à cette population au sein de leur communauté d’origine.